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Châteaux de Bertrange-Imeldange

Connaissez-vous l’histoire du château de BERTRANGE-IMELDANGE ?

Deux châteaux ont existé sur le territoire de BERTRANGE-IMELDANGE.
L’un était situé à l’Ouest de l’église de BERTRANGE. S’il n’est mentionné sur certains documents qu’à partir de 1377, son origine pourrait être plus ancienne. La famille d’AUTELS, propriétaire à partir du XVIe siècle partagea ensuite la seigneurie avec les Faust de Strompberg. Ils revendirent respectivement leurs parts aux familles Vars de Vaucelle et Gestas de l’Esperoux en 1673 et 1688.

Propriétaires du château jusqu’à la Révolution, ces derniers furent les derniers seigneurs de BERTRANGE. La demeure fut vraisemblablement remaniée à cette époque-là, mais conserva des éléments d’origine médiévale, notamment les fossés remplis d’eau qui l’entouraient.
Un pont à arches permettait d’accéder à la cour du château et une grande tour carrée était bâtie à son extrémité.

En l’an IV après la Révolution, devenu bien national, il fut vendu à la veuve de Jacques POULMAIRE, ancien administrateur de la seigneurie. Cédé peu après au général et baron d’Empire Antoine-Joseph Bertrand, il resta dans cette famille jusqu’en 1891.

Le 13 septembre 1944, des bombardements américains l’endommagèrent à tel point que la décision fut prise de le raser complètement aux environs de 1960.

On retrouve l’histoire des seigneurs de BERTRANGE dans un texte d’André GAIN intitulé De la Lorraine au Brésil : les derniers seigneurs de BERTRANGE paru dans les Mémoires de l’Académie de Metz (1930). Il peut être consulté aux Archives communales de THIONVILLE.

Le château d’Imeldange, baptisé Château de la Sibérie, était situé à l’entrée sud du village : il subit aussi d’importants dommages de guerre et sa destruction totale fut décidée en 1966.

Cette importante bâtisse que l’on peut qualifier de maison de maître était occupée par les officiers de justice de la haute Seigneurie de BERTRANGE, chargés de son administration ainsi que de la perception des amendes et des dîmes.

La propriété comprenait de beaux jardins à l’anglaise, un étang et une chapelle. Elle avait été acquise à la fin du XIXe siècle par Antoine DEUL, un exploitant agricole allemand.

Source Républicain Lorrain

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